situer les "centres d'intérêt" de cette balade :



plan du quartier

Chaque "repère" renvoi à une photo commentée.
Peut- être que , grâce à cet aperçu photographique vous aurez l'envie de découvrir, "de visu" et dès que possible ce "Paysage Urbain" qui nous entoure.

Le Site des Chantiers

Les Nefs (repère :1c)

Immanquables dans le paysage, les Nefs sont de grandes halles industrielles qui servaient jadis à la construction navale. Après avoir eu des usages transitoires, notamment d'entreprôt commercial, elles ont été restaurées dans le cadre du projet de transformation du site des anciens chantiers navals.
Elles constituent un espace couvert de plus de 10 000 m² qui fonctionne en continuité avec les espaces publics extérieurs. Les facades Ouest et Est sont habillées de bardage en tôle ou de panneaux translucides, les pignons, d'un système de rideau de toile en PVC de couleurs vives de grande dimension.
Elles sont conçues pour accueillir différents programmes, pérennes ou évènementiels, dans des volumes autonomes glissés sous la structure couverte. C'est ainsi qu'ont été installés à l'été 2007 l'atelier de construction et la galerie d'exposition des Machines de l'île, de part et d'autre d'une rue centrale Nord-Sud dans laquelle déambule le grand éléphant. La Fabrique (voir gazette précédente) quant à elle est adossée à la partie Sud-Est des Nefs.
Fiche technique:
La maîtrise d’ouvrage a été confiée à Nantes métropole (mandat Samoa), par l'Architecte / Maître d’œuvre, l'Atelier Alexandre Chemetoff (94).

La Galerie des Machines

Les Machines de l’île est un projet artistique totalement inédit. Né de l’imagination de François Delarozière et Pierre Orefice, il se situe à la croisée des « mondes inventés » de Jules Verne, de l’univers mécanique de Léonard de Vinci et de l’histoire industrielle de Nantes, sur le site exceptionnel des anciens chantiers navals. De curieuses machines sont venues peupler l’Ile de Nantes. Après le Grand Eléphant, puis des créatures du Carousel des Mondes Marins,c’est au tour d'une fourmi géante, d'une chenille transbordeur et d'un héron de 8m d'envergure qui constituent les prémices de "l'arbre aux hérons" , de prendre possession de la Galerie. Ces mécaniques hors du commun naissent des mains des constructeurs de la compagnie La Machine et prennent vie entre celles des Machines de l’île, sous les yeux du public. Leurs allers-retours entre l’atelier de construction et la Galerie impulsent le mouvement au cœur des anciennes Nefs Dubigeon. Elles donnent à cette île une réalité mystérieuse comme du temps où des vaisseaux y étaient lancés pour tous les voyages du monde.
Montrer le processus de création
Les deux concepteurs ont également fait le choix de montrer l’intégralité du processus de création, depuis les premiers dessins de François Delarozière. Les matières sont brutes et les mécanismes apparents. Les gestes des constructeurs sont visibles pour toutes les sculptures, acier ou bois. La vision de l’atelier de la compagnie La Machine en activité complète cette visite-spectacle inédite à dimension ludique et pédagogique.
Une histoire racontée par les machinistes
Les machinistes sont au service des machines qu’ils vont mettre en mouvement et auxquelles ils vont ainsi donner vie tout en racontant leur fonctionnement et l’histoire du projet. La visite-spectacle est rythmée par ce réveil des machines qui se transforment en animaux ou en monstres. C’est pourquoi l’univers des Machines s’adresse à toutes les générations et se prête parfaitement aux sorties familiales et en groupes. Il n’y a pas de séparation entre le monde des adultes et des enfants. Les parents ne sont pas que des accompagnants, soucieux de l’éveil de leurs enfants, ils partagent leur voyage et découvrent derrière l’animal, la machine en mouvement.

Le Centre européen d’essai en vol

Dédié à tous les illustres fous volants, ce simulateur de vol en soufflerie est unique au monde. Un machiniste prend place aux commandes d’un « pou du ciel » et après avoir mis sa ceinture, son casque et ses lunettes, vole à plus de 100 km/h.


L'Eléphant (repère : 2c)

Même s'il n'a pas encore remplacé le "pont transbordeur" dans l'imagerie Nantaise, il est devenu en 6 ans une icône de notre ville.
Il habite dans la rue centrale des Nefs. Quand l’animal majestueux part en promenade, c’est une véritable architecture en mouvement qui sort d’une cathédrale d’acier. Les 49 passagers à son bord embarquent pour un étonnant voyage sur l’Ile de Nantes. Chaque sortie du pachyderme est un spectacle unique offert à tous.
Les voyageurs découvrent, de l’intérieur, les engrenages et les pattes en mouvement. Un machiniste renseigne sur la vie de l’animal et déclenche les barrissements. Depuis le dos du Grand Éléphant, les voyageurs sont comme au 4e étage d’une maison qui se déplace, avec vue imprenable sur le site des anciens chantiers navals et le quai de la Fosse. L’exploitation du Grand Eléphant est soumise aux conditions météorologiques (pluies et vents violents). Dans cet équipage, ils s’inventent un autre voyage hors du temps dans la ville de Jules Verne.
Le Grand Eléphant fait le lien entre le Carrousel des Mondes Marins, et les Nefs où sont situés l’atelier et la Galerie des Machines, centre de la proposition artistique des Machines de l’île.
L’exploitation du Grand Eléphant est soumise aux conditions météorologiques (pluies et vents violents).

Caractéristiques 12 mètres de haut, 8 mètres de large et 21 mètres de long, 48,4 tonnes
Mise en mouvement par 60 vérins, dont 44 hydrauliques, 6 pneumatiques et 10 à gaz
Vitesse 1 à 3 km à l’heure
Bois : tulipier de Virginie
Carcasse métallique irriguée par 2 000 litres d’huile hydraulique, moteur 450 chevaux, un salon intérieur avec portes-fenêtres et balcons, une terrasse accessible par des escaliers
3 différents parcours : environ 30 minutes

Le Carousel des mondes Marins (repère : 3c)

Dernière création , en date, des "Machines de l'île", inauguré le 15 juillet 2012, cet univers que ne renierait certainement pas Jules Verne et situé en bord de Loire, face au Musée Jules Verne, le Carrousel des Mondes Marins semble sortir du ventre de l’île de Nantes, à l’endroit le plus maritime de la ville.
Ce carrousel géant, de près de 25 mètres de haut et de 22 mètres de diamètre, est un véritable théâtre à 360°, il accueille le public dans une incroyable sculpture dédiée à la mer. Les visiteurs sont spectateurs d’étranges et inquiétantes créatures marines qui tournent dans un gigantesque aquarium mécanique monté sur trois niveaux.
* Au niveau des fonds marins, découvrez le Crabe géant, le Calamar à rétropropulsion, l’Engin d’exploration qui plonge dans la salle des machines, ou au Bathyscaphe qui grimpe le long du mat central… au total 14 éléments fixés sur un plateau tournant.
* Dans les abysses, au deuxième niveau, 6 éléments sont suspendus au dessus des fonds marins. Vous pouvez choisir le Luminaire des grands fonds, soit la Raie Manta, ou encore le Poisson pirate et y embarquer par la coursive située à 5 mètres au-dessus des fonds marins.
* À 8 mètres, le public accède au 3e niveau : la surface de la mer. Un plateau tournant, surmonté d’un chapiteau, emporte bateaux, attelages marins et autres Poissons volants, Bateau tempête, Coques de noix et Méduses dans une ronde démontée par 24 grandes vagues mécaniques.

Le Grand Éléphant relie le Carrousel aux Nefs, qui abritent la Galerie des Machines et l’atelier, cœur du dispositif des Machines. Comme un navire, il accoste à l’embarcadère des Mondes Marins pour déposer ses voyageurs puis, largue les amarres pour reprendre sa piste.

La grue "Titan" jaune (repère : 4c)

« Titan » est le nom d'un modèle de grues produites par la société Joseph Paris, basée à Nantes. Le nom évoque la puissance de levage de tels engins.
La grue jaune a été construite en 1954 pour le compte des anciens chantiers navals Dubigeon, dont elle occupe encore le site. Elle affiche un poids de 400 tonnes, une hauteur de 43 mètres et une puissance de levage de 80 tonnes. Elle porte des éléments préfabriqués pour la construction de bateaux jusqu'en 1987, date de la fermeture des chantiers.
La mairie la rachète deux ans plus tard, souhaitant conserver un élément important du patrimoine industriel de la ville. Elle subit une rénovation de douze semaines en 2006, la seconde en onze ans, comprenant une sécurisation, un allègement des contrepoids et 1,8 tonne de peinture.
Comptant parmi les éléments-phares du réaménagement de l'île de Nantes, elle constitue un des points de destination du circuit de promenade du site des chantiers.

Les Cales (repère : 5c)

Sur le site des ex-chantiers fermés en 1987, les cales (numéro 1, numéro 2, numéro 3), symbolisent le passé ouvrier.
Construites en 1918, les cales 2 et 3 mesurent respectivement 195 et 185 mètres. Les cales 2 et 3 ont été restaurées et conservent leurs "lignes de lancement". de ces cales ont été lancés les navires qui ont fait la fierté de la navale. « Les cales sont le lien entre la terre et le fleuve. Elles doivent garder un rôle maritime" , réagit Jean Relet, ancien ouvrier de la navale et actuel président de la Maison des Hommes et des Techniques qui défend le patrimoine naval et ouvrier. La cale 3 devrait être gérée par la Maison des Hommes et des Techniques.

Le quai des Antilles(repère : 6c)

Désaffecté suite à la fermeture des chantiers Dubigeon en 1987, il fait l'objet d'un programme de réaménagement à la fin des années 2000 pour devenir un lieu de promenade en bord de Loire. Il est notamment agrémenté des anneaux de Buren et Bouchain, œuvre permanente installée en 2007. A la pointe ouest, se situe le "hangar à bananes" nom couramment donné au hangar 21 du Grand port maritime de Nantes-Saint-Nazaire, autrement nommé hangar Maurice Bertin. Il se situe en bord de Loire entre le quai des Antilles et le boulevard des Antilles.

L'éco quartier de La Prairie aux Ducs(repère : 7c)

La Prairie-au-Duc abritera à terme une vingtaine d'opérations, soit 120 000 m² répartis en logements-sociaux, abordables et libres - et activités économiques. Près de 3000 personnes devraient s'installer dans ce quartier, avec une situation très privilégiée, en bord de Loire et lové entre deux parcs. La première étape de ce futur : Le pôle enfance Aimé Césaire qui a été inauguré le 13 novembre dernier.
L’île de Nantes accueille la 115 e école publique nantaise, l’école Aimé-Césaire. Quatre classes, de la maternelle au CM2, dans un premier temps. D'autres ouvriront en fonction de l'évolution du quartier et de l’arrivée des habitants. Implanté boulevard de la Prairie-au-Duc, le pôle enfance est désormais opérationnel sur un site exceptionnel.
À deux pas des Machines de l'île et du Manège des mondes marins, le nouveau groupe scolaire accueille aussi, un centre de loisirs d'une capacité de 100 enfants et une crèche associative de 50 places : « Un ensemble pour un véritable pôle de l'enfance ».
Autre originalité du projet : une toiture végétalisée, qui sert de jardin pédagogique pour les enfants et qui renforce surtout l'isolation du bâtiment. Le bâtiment s'inscrit en effet dans une démarche « haute qualité environnementale ». Structure en béton, murs à ossature bois « avec 14 cm d'isolant et 10 cm de doublage », panneaux d'eau chaude solaire, plancher chauffant, recyclage des eaux de pluie pour l'arrosage du jardin pédagogique... Et, joli cadeau, de la cour, les enfants peuvent même voir déambuler l'éléphant tout au long de la journée…

Mémorial de l'abolition de l'Esclavage(repère : 8c)

Unique en France, le Mémorial de l'abolition de l'esclavage marque de manière solennelle le rapport à notre passé, avec la volonté de promouvoir de nouveaux échanges, équilibrés et équitables, entre l'Afrique, l'Amérique et l'Europe.
Ancienne capitale de la traite négrière, Nantes a fondé une part de ses richesses sur son statut de premier port négrier de France. Du 17e au milieu du 19e siècle, tous les grands ports européens ont participé à ce trafic d'êtres humains.
Lors du 150e anniversaire de l'abolition de l'esclavage en 1998, le Conseil municipal de Nantes a adopté le principe d'édifier un monument sur le quai de la Fosse. Un comité de pilotage, réunissant élus, experts et citoyens membres du collectif pour la commémoration, dont certains précédemment impliqués dans la manifestation des « Anneaux de la mémoire » suit ce projet depuis 2001.
Le parcours commémoratif s'insère entre la passerelle Victor Schœlcher et le Pont Anne de Bretagne, face au Palais de Justice. Sur cette vaste esplanade piétonne, sont disposées environ 2 000 plaques commémoratives des expéditions négrières françaises comportant le nom des navires de traite partis de ports français. Sur les 4 100 expéditions négrières françaises, près de la moitié partirent de Nantes.
Accessible par escalier ou ascenseur, un passage sous le quai, protégé des inondations, longe des plaques de verre sur lesquelles sont gravés des textes liés à l'abolition de l'esclavage. Une salle d'exposition d'environ 40 m² est aménagée en sous-sol. Ce Mémorial dépasse l'histoire nantaise et porte un message fort de solidarité et de fraternité à l'intention des générations futures.

Bâtiment des Ateliers et Chantiers de Nantes (repère : 9c)

Construit entre 1914 et 1917 par l'architecte René-Charles Ménard, ce bâtiment était le siège de la direction et de l'administration des Ateliers et Chantiers de la Loire : ceux-ci ont fusionné en 1961 avec les Ateliers et Chantiers de Bretagne pour devenir les Ateliers et Chantiers de Nantes (Bretagne-Loire).
Sa façade porte encore aujourd'hui cette raison sociale ; ce titre a été conservé car il est le symbole des trois grands chantiers navals nantais qui ont existé sur le site : les ACL (1881-1961), les ACB (1895-1990) et Dubigeon (1738-1987). Le bâtiment a été rénové entre 1992 et 1994. Le bâtiment est situé à Nantes sur le site des anciens chantiers Dubigeon sur l'île de Nantes, rebaptisé parc des Chantiers.
Aujourd'hui, rebaptisé " Maison des Hommes et des Techniques", du nom d'une association loi de 1901 qui y a son siège social, il abrite une exposition permanente intitulée « Bâtisseurs de navires » sur l'histoire de la construction navale et accueille des expositions temporaires sur le monde du travail, l'histoire maritime et fluviale de Nantes, les cultures ouvrières… Elle héberge également le Centre d'histoire du travail, un centre de documentation abritant les archives de la Navale nantaise, ainsi que la branche "formation continue" de l'Université Permanente de Nantes.

La galerie du HAB (repère : 10c)

le hangar à bananesabrite entre autres la HAB Galerie, exploitée par Le Voyage à Nantes, occupe une place centrale dans l'immeuble du Hangar à Bananes. c'est un espace accueillant 3 ou 4 expositions par an initiées par le FRAC, le Lieu Unique, le Musée des Beaux Arts de Nantes et l’ESBANM (Ecole Supérieure des Beaux Arts de Nantes Métropole).
La HAB Galerie, dédiée à la culture artistique, offre une diversité d’évènements éphémères.
Depuis la fermeture pour travaux du Musée des Beaux-Arts de Nantes et jusqu’à sa réouverture, la librairie s’est installée dans cet espace. Elle accompagne les expositions au sein du lieu avec des livres relatifs aux artistes exposés mais également un large choix de titres en art contemporain, art moderne, histoire de l’art, dessin contemporain, illustration et une sélection d’objets design et insolites…