





Les premières neiges sont tombées par le nord du département vers 17 h 30, vers 19 h
à Nantes jusqu'à 22 h, nous avons subi une véritable tempête qui nous vaut aujourd'hui
4 à 5 cm de neige glacée car les t° de la nuit ont transformé la ville en patinoire.
Ce n'était pas arrivé depuis une vingtaine d’années en Loire-Atlantique », confirmait le météorologue Steven Tual.
Personnellement je retrouve trace d'un tel phénomene en février 2012 comme le prouvent ces photos qu j'ai prises à l'époque,
à comparer avec celles que j'ai faites ce matin.

L’épisode de crue ne cesse de continuer, depuis plusieurs jours, le département de Loire-Atlantique est en vigilance orange pour ce phénomène météorologique.
Le jeudi 19 février 2026, à 8 h 18, la station Vigicrues située près du pont Anne-de-Bretagne,
à Nantes, a enregistré la hauteur de la Loire à 8,18 mètres! un record depuis 16 ans
Le fleuve n’avait pas été aussi haut dans la cité des ducs de Bretagne depuis la crue de mars 2010 où le cours d’eau avait atteint 7,88 mètres.
Les berges de Loire inondées
Sur l’île de Nantes, des berges de Loire sont inondées comme près du quai Dumont
d’Urville mais aussi le quai André Morice. En raison de ces intempéries, la Ville de Nantes a fermé la voie à la circulation sur la berge du quai André Morice.
Ci-dessous quelques photos prises de ma fenêtre.
Après plus de quatre mois de voyage et de multiples retards liés aux tempêtes hivernales, le tablier métallique du futur pont Anne-de-Bretagne est finalement arrivé à
Nantes le 7 mars. Construit en Italie et transporté par mer sur plus de 5 000 kilomètres, ce convoi exceptionnel marque une étape spectaculaire du chantier conduit par
GTM Ouest et Dodin Campenon Bernard pour le compte de Nantes Métropole.
* La Construction:
Ce tablier aux dimensions impressionnantes – 150 m de long, 42 m de large, pour 2 200 tonnes – a été construit dans l’usine italienne Cimolaï.
« La fabrication en Italie a permis de réaliser simultanément les piles, les culées et le tablier, faisant gagner du temps sur le site du chantier », explique Sophie Louis,
cheffe de projet à Nantes Métropole, assurant la maîtrise d'ouvrage.
Bien qu’habituée aux projets spectaculaires – comme les portes du canal de Panama – Cimolaï qualifie ce tablier
« d'exceptionnel, par ses dimensions, son mode de transport et ses choix techniques ».
Premier défi: acheminer la charpente jusqu’aux chantiers navals du port italien de Monfalcone, sur l’Adriatique entre Venise et Trieste.
Le portail d’accès a ainsi dû être démonté et le sol renforcé. La charpente a ensuite été chargée sur la barge Paula à l’aide de kamags, des véhicules autopropulsés.
le convoi est paré au départ !
* Un périple "houleux":
Le 26 octobre 2025, la charpente métallique du futur pont Anne-de-Bretagne quitte le quai des ateliers Cimolai par une mer d’huile.
L’ouvrage impressionne déjà
avec ces haubans provisoires de 25 mètres de haut installés autour de la structure pour éviter toute déformation pendant la traversée.
Cap à l’ouest. La barge doit contourner l’Italie, franchir le détroit de Gibraltar, remonter l’Atlantique puis rejoindre la Loire. En théorie, 3 000 kilomètres de navigation.
« A la vitesse de 5 nœuds, cela prend 19 jours, mais nous avons prévu une quarantaine de jours pour intégrer les aléas », explique Olivier Fosse, directeur de projet chez
GTM Ouest.
Les aléas vont largement dépasser les prévisions et le voyage, de finalement plus de 5 000 km, va durer 132 jours !
Les tempêtes hivernales vont prendre de cours le convoi de 3 100 tonnes. La barge et ses deux remorqueur (un tireur, un pousseur) semblé faire des ronds dans l’eau à l’abri
dans le golfe de Cadix,au sud de la péninsule ibérique puis, fin fin novembre elle va se replier à Almeria.
La date d’arrivée du tablier devient plus floue et « va dépendre de la météo » admet la Métropole. c'est à ce moment que la décision est prise de "relever" la barge par
un navire semi-submersible de transport lourd.
Le Trustee, appartenant au groupe néerlandais Boskalis, mesure 216 mètres de longueur
et peut porter jusqu’à 54 000 tonnes. Sa capacité à naviguer dans des conditions météorologiques difficiles le rend bien plus adapté à la portion atlantique du trajet.
Le semi-submersible reprend sa route mardi 17 février 2026 mais la tempête Pedro l’oblige à s’abriter derrière Belle-Ile pendant une semaine au lieu de rallier Saint-Nazaire.
Est- ce terminé ? Non hélas le convoi transportant le tablier du futur pont Anne-de-Bretagne ne rejoindra pas
directement Saint-Nazaire, comme prévu. Les conditions météo et le débit de la Loire le contraignent à faire une ultime escale à Lorient.Cet arret va permettre a la barge
de quitter le au Trustee pour retrouver ces deux remorqueur et faire route vers sa destination finale .
Enfin à Nantes ! Le tablier du futur pont Anne-de-Bretagne est arrivé à bon port samedi 7 mars 2026. La dernière étape de son voyage depuis l’Italie,
la remontée de la Loire, s’est déroulée sans accroc et a été plus rapide que prévu.
Lors d’une conférence de presse le soir-même, Luc-Gerry Helle du groupement GTM Ouest a rappelé que c’était un projet de 48 mois. Les tempêtes dans le Golfe de Gascogne,
les crues de la Loire et les nombreux aléas qui ont ralenti l’arrivée de la barge ne devraient pourtant pas retarder le chantier.
On n’est pas resté les bras croisés en attendant le tablier, on a anticipé les tâches, dit-il. La livraison est toujours prévue pour fin 2027.
Le convoi a remonté la Loire ce même jour et entamé sa manœuvre de demi-tour au large de la pointe ouest de l’Ile de Nantes vers 18 h, pour une arrivée au port de Cheviré
un peu plus tard.
* La rotation
Le convoi a commencé par remonter la Loire depuis Cheviré, à marée haute, le mardi 24 mars au matin. Il était important que le niveau de la Loire ne soit pas trop bas pour cette
embarcation de 3 000 tonnes. Au moment de l’étale de pleine mer, poussée par des bateaux pousseurs, la barge s’est introduite dans le bras de la Madeleine pour s’approcher
du pont existant.
La barge est alors amarrée à l’aide de huit câbles tendus vers les berges. « Ces points d’ancrage permettent la stabilité de la barge. Les pilotes des bateaux pousseurs
ajustent les forces en fonction du courant et du vent », explique Luc-Gerry Helle, directeur régional génie civil chez GTM Ouest, chargé du projet.
La phase de rotation, l’une des plus impressionnantes, se déroule elle aussi à marée haute.
Les conditions météo s'étant maintenues, le tablier a effectué un quart de tour sur la barge pour s’approcher au plus près du pont existant aux alentours de 17h ce mardi.
Cette manœuvre est rendue possible grâce à un dispositif de 16 remorques mobiles, sortes de petits camions sans cabine placés sur la barge. Télécommandés à distance,
ils soutiennent tout le poids de la charpente. « Cette étape dure environ une heure. =C’est la plus spectaculaire, mais pas la plus complexe », note Luc-Gerry Helle.
*La pose
La dernière étape, la plus délicate, consiste à poser le tablier sur les piles et culées du futur pont. Elle s'est déroulée dans la matinée du mercredi 25 mars, entre la marée
montante et la marée basse (soit entre 5h et 13h). « C’est une étape complexe, soumise aux aléas climatiques. On ne maîtrise pas
les éléments, on doit composer avec eux, justifie Luc-Gerry Helle. En cas de fortes rafales de vent, on ne prendra aucun risque. La priorité, c’est la sécurité des équipes et
la bonne réalisation des opérations. »
Une cinquantaine de personnes sont mobilisées pour cette opération technique exceptionnelle : des lamaneurs, chargés de l'amarrage, les pilotes de Loire, ainsi que les équipes
des entreprises Cimolaï et Sarrens. En communication constante, elles sont réparties sur les barges et au plus près des piles du futur pont pour assurer le bon déroulement
des manœuvres.


Qu’est-ce que l’art ? Qui peut être artiste ? Comment fabrique-t-on une œuvre d’art ? Autant de questions que Jean Dubuffet
s’est posé lorsqu’il s’est intéressé à l’art brut. D’hôpitaux psychiatriques en centres de rétention, il découvre les créations de détenus,
spontanées et pures, en dehors de toute mode ou contexte artistique. Les artistes créent, sans savoir ni quoi, ni comment et c’est cette
incroyable énergie créatrice qui le fascine.
L’art singulier, lui, est relié à une vaste mouvance post art brut et englobe plus largement les artistes éloignés des influences dominantes,
en marge de la création contemporaine. On appelle parfois ces artistes “hors-normes” ou “en marge”. Souvent autodidactes, ils revendiquent une
certaine spontanéité du geste créateur face à l’intellectualisme des académies artistiques.
Composée d’œuvres de collections privées et de la galerie Le Triphasé à Nantes, cette exposition s’articule comme une exploration de la
variété des thématiques, des médiums et des personnalités qui constituent le répertoire de l’art singulier et de l’art brut.




Bécassine la petite bretonne, née sans bouche. Quel plus bel exemple que ce personnage de BD créé en 1905, pour illustrer la maltraitance,
ou pis, vis-à-vis de langues portées à l’abandon. On pense ainsi aux enfants bretons, qui au début du siècle dernier ont été quasiment interdits de le parler,
sommés de s’exprimer en bon français. Ce fut le cas de ma grand-mère, qui ensuite n’a jamais parlé breton à mon père.
Le lien a ainsi été rompu », témoigne Marie Auger. Autour de la thématique langagière, la plasticienne a travaillé pour produire cette nouvelle exposition.
Mon questionnement s’est posé autour des langues maternelles, et de leurs transmissions.
Restant fidèle à sa méthode, Marie Auger a d’abord collecté la parole de vingt-cinq personnes vivant en France, mais ayant parlé une langue familiale
autre que le français. Japon, Algérie, Ukraine… De divers coins du monde, Mercedes, John ou Rozen ont convoqué leurs souvenirs, narré leurs vies,
sont remontés à l’origine des premiers sons et mots, prononcés ou entendus. Je voulais aussi étudier comment la langue maternelle se vit, se transmet
ou évolue, à travers ces différents contextes. Ainsi vingt-cinq gros cahiers remplis d’écriture, ont fourni le matériau de base sur lequel
Marie Auger s’est appuyé.
Intitulée « Ma langue maternelle sur le bout de la langue », l’exposition, à voir à l’espace culturel Cosmopolis, est foisonnante en expression artistique.
Comme à l’accoutumée, la plasticienne fait feu de tout bois. En peinture, modelage, tissage, photo, couture, elle use sans limite de tous les beaux
artifices pour convaincre. Et elle y réussit.
Le visiteur, invité à suivre un parcours à travers une maison d’enfance, déambule à travers des pièces reconstituées. Salon, chambre d’enfant, salle de jeu,
deviennent autant de mises en scènes, où sculptures, installations, tableaux cadres, théâtre d’ombres, activent tous les sens.
Les murs résonnent de voix et de sons. La déambulation s’achève dans le couloir de l’étage, tapissé de petits tableaux de scènes d’enfance.
L’enfant grandit, la langue s’enrichit », glisse Marie Auger, mère d’autant de petites Bécassines, touchantes à rire et à pleurer.





« Il pleut sur Nantes / Donne-moi la main / Le ciel de Nantes / Rend mon cœur chagrin », chantait Barbara dans un spleen déchirant. Si la pluie
est souvent le miroir inversé de nos sentiments les plus mélancoliques, elle est aussi une invite à la rêverie et même la joie.
Elle tombe sans prévenir, efface les contours, fait vibrer la lumière, transforme le paysage… La pluie dérange autant qu’elle rassure, agace autant qu’elle émerveille.
Motif insaisissable, la pluie est un défi pour l’artiste.
Comment représenter cet élément translucide et incolore qui voile le paysage et obscurcit l’horizon ?
Attentifs à ses multiples variations, les peintres de plein air puis les impressionnistes sortent de leurs ateliers, allant au-devant d’une expérience
tant sensible que physique. Témoins de la métamorphose des villes, ils dressent aussi le portrait d’une société urbaine qui arpente, sous la pluie, les rues et
les grands boulevards. Ici, l’enjeu est moins de représenter la pluie que de suggérer l’effervescence de la ville moderne autour du parapluie, objet iconique
d’une nouvelle culture populaire.
Entre histoire de l’art et histoire sociale, l’exposition évoque également l’avancée de la science météorologique, déterminante pour appréhender notre
approche contemporaine au temps qu’il fait.
Réenchanter la pluie
Faire partager aux visiteurs la poésie de cet élément naturel et la fascination qu’il a exercé sur de nombreux artistes, tel est l'objectif de cette exposition qui
présente près de 150 œuvres en grande partie issues de collections privées ou de grands$musées internationaux (BNF, Musée d’Orsay, Philadelphia Museum of Art,
Musée Marmottan Monet…).Elle réunit des grands noms de la peinture des 19 et 20e siècles : William Turner, Gustave Caillebotte, Camille Pissaro, Maxim Maufra,
Paul Sérusier, James Tissot... Plusieurs photographes sont également convoqués comme Brassaï ou André Kertész.
La scénographie du Musée d'arts propose de découvrir ces œuvres selon trois grandes thématiques.
- Une première donne à voir les façons dont les artistes représentent cette matière qui transforme les paysages.
- Une deuxième s’attarde sur les représentations du parapluie, un objet autant utilitaire que social.
- Une troisième sonde la façon dont la pluie métamorphose la ville, à la faveur des effets miroitants (et mystérieux) de l’eau sur les réverbères, le macadam
détrempé ou les parapluies des passants.
« Malgré sa thématique, l’exposition est très joyeuse, elle réenchante le monde, souligne Emmanuelle Delapierre,
nouvelle directrice du Musée d’arts. Nous proposons un nouveau regard sur la pluie, c’est une invitation à prêter attention au monde qui nous entoure ».





L’art urbain, par son appropriation spontanée de l’espace public, questionne de manière universelle les codes de nos sociétés.
Cette prise de liberté inhérente à sa pratique remet en question les notions de propriété privée, de code d’urbanisme,
d’architecture, de publicité… Sa spontanéité lui donne un pendant politique et sociétal par nature sans forcément en être la raison principale.
Cette exposition s’interroge sur la manière dont ça se passe à Hong Kong. Dans cette ville où chaque mètre carré est optimisé,
où l’urbanisme est millimétré, quelle place reste-t-il pour l’art urbain ? La relative liberté d’expression permet-elle l’existence
d’interventions spontanées ? Comment les habitants s’emparent-ils de l’espace public ? Reste-t-il à Hong Kong
des interstices dans lesquels se faufiler ?


À travers la mémoire collective, le recouvrement, la dissimulation et le flou, les apparitions nous donnent à percevoir de possibles visions réalistes.
Révélation d’artefact, couleur et événement faisant partie de nos vues quotidiennes.
Ce qui disparaît n’est jamais totalement absent, mais persiste en surface.
Que retenons-nous ensemble?
Qu’est-ce qui, déjà, commence à se transformer?



Exposition en partenariat avec le Guernsey Photography Festival et réalisée en co-production avec le Carré d’Art de Chartes de Bretagne
et la Maison de la Photographie Robert Doisneau à Gentilly, membres du réseau Diagonal, est organisée pour la première fois en France
une rétrospective du photographe documentaire britannique Paul REAS à travers différentes séries compilées dans
le livre Fables of Faubus, publié chez Gost Books.
« Fables of Faubus » raconte, en six chapitres différents, l'histoire de la classe ouvrière britannique depuis, comme l'explique Paul Reas lui-même,
“les années de déclin de l'industrie et leurs retombées, les communautés étant décentrées et nivelées”. Mais derrière les détails que vous
trouverez dans chaque photographie se cache une autre histoire, celle du parcours de Paul Reas, en particulier à travers la photographie,
et de la manière dont, au fil des ans, ses diverses rencontres ont progressivement façonné sa vision artistique.




L’idée est que, tous les trois mois, des toiles urbaines rhabillent l’imposante façade en béton (à l’origine un blockhaus) de Trempolino.
Le projet baptisé le Mur Nantes (MUR = Modulable, Urbain et Réactif), est mis en oeuvre par le collectif
Plus de Couleurs à la demande de la ville de Nantes.
A travers ce projet, Plus de Couleurs souhaite proposer de l’art accessible à tous, créer la surprise et animer la ville tout en mettant en
lumière la diversité de l’art urbain actuel.
Pour cette 4e saison, la direction artistique, pilotée par l’équipe de Plus de Couleurs, reste la même. Mélange de style et de technique,
artistes confirmés ou émergents, valorisation des différents styles picturaux présents dans l’art urbain et enchaînement permettant une
forte cassure visuelle. C’est cette recette inchangée qui permet au projet et aux artistes de gagner en visibilité et d'être toujours
au plus près du public.
*les saisons #1 et #2 ont grues été illustrées par « #1 : ROUGE", #2 : SELAH", "#3 :SHANE ", "#4 : BIMS ","#5 : ZEKLO", "#6 : LesGens".
*La 3e saison du projet Le Mur Nantes a été marquée par la présence d’artistes venus de toute part pour proposer des oeuvres uniques et percutantes :
"#7 : ALFE"(Marseille), "#8 Matthieu Pommier" (Bordeaux),"#10 : Soem"(Nantes), "#11 : Iota" (Bruxelles).
*La 4ème saison a débuté par le mur de N.o.Madski également connu sous le nom de Nomad qui a signé l'oeuvre ephémère #12, BOUDA lui
a succédé pour signer #13.
La réalisation de la troisième fresque de la cette saison (#14), a été confiée à "OBISK ".
L'oeuvre #15 (4ème de cette 4èmesaison, est le fruit du travail de BULEA
Liviu Bulea est un artiste roumain né en 1989. Il a étudié à l'Université des arts et du design de Cluj, où il a mené, pour sa licence et
sa maîtrise, une recherche artistique sur le corps malade, en se concentrant sur les souvenirs des espaces et des objets des services
d'oncologie des hôpitaux.
Son domaine de recherche s'étend de la mémoire urbaine à son implication dans la communauté queer. Il est collectionneur et recueille des
histoires, des souvenirs des lieux et des personnes qui l'entourent. Il peut être considéré comme "un artiste d'installation à pratique sociale".
Liviu Bulea récupère des fragments de matériaux apparemment inutiles provenant de contextes précis : un mur de l'hôpital où il a été traité
pour un cancer, le trottoir de la ville où il a grandi et des morceaux de béton d'un centre commercial construit dans sa communauté.
Il a notamment exposé ses œuvres au Urban Nation Museum de Berlin, à l'Institut culturel roumain de Berlin, à l'Institut culturel français de Cluj,
au Musée national d'art de Cluj, au Musée d'art contemporain de Bucarest, au Mumok de Vienne, à Parallel Vienna, à la Biennale de Bucarest, etc.
Il a également été accueilli en tant qu'artiste résident par Kultur Kontakt, Vienne, Styria Art in Residency, Graz, Urban Nation, Berlin, etc.
Le point de départ de cette nouvelle fresque est un selfie pris lors d’une soirée à Londres. Si la photographie d’origine a figé de manière précise
cet instant, la mémoire de l’artiste n’en conserve qu’un vague souvenir. Pour traduire ce flou, Bulea utilise le noir et blanc et fait disparaître
certains détails comme les yeux. Il crée alors une image intemporelle et nostalgique car ce plongeon dans le passé a ravivé d’autres souvenirs.
D’associations d’idées en associations d’idées une nouvelle image se crée.
Ainsi autour des personnages principaux évoluent plusieurs fragments.
À gauche de la composition, l’artiste représente les buildings de Hong- Kong et les toits de Séoul, vus à travers les fenêtres d’un wagon.
Ce paysage urbain nocturne est observé par deux silhouettes noires, peut-être deux graffeurs qui contemplent leur terrain de jeu.
Au centre, les flashs blancs et bleutés des soirées dans les clubs nantais illuminent les deux amis et guident le regard du spectateur vers une
gare sous la neige. Ce lieu incontournable pour les voyageurs est aussi associé à l’art urbain. Par touche, l’artiste vient alors rappeler
sa pratique du graffiti. Comme un dernier clin d’œil, il peint l’accessoire indispensable des road trips : un sac rempli de bombes aérosols.
Avec cette œuvre, Bulea nous emmène à la fois dans ses souvenirs mais aussi dans son univers artistique. Grâce à la couleur et à la fenêtre
du wagon visible en haut , il unit ce pêle-mêle pour former une seule image hors du temps. Pour appuyer cette idée de moment indéfini,
il ajoute une série de chiffres et de lettres rouge en bas à gauche qui contrairement aux photographies numériques n’indiquent
aucune date précise.

