





12 lieux et 18 expositions à Nantes intra muros /
1 exposition à Le Pouliguen (galerie Hasy) Le festival QPN (Quinzaine Photographique Nantaise) est une histoire réécrite chaque
année depuis 30 ans, qui s’attache à révéler la vitalité et à défendre la diversité des écritures
photographiques. La QPN offre des regards photographiques, des visions multiples et un
croisement de points de vue de divers horizons, en accès libre.
Porté par une équipe de passionnés et l’aide précieuse de ses bénévoles, le Festival,
événement fédérateur, réussit à rassembler photographes, galeries et publics autour
de valeurs communes partagées.
Cette année nous fêtons le Bicentenaire de la Photographie ainsi que la 30e édition du
festival. Pour croiser ces deux anniversaires, la QPN a choisi d’orienter sa thématique sur
l’idée de « Collection ».
Un voyage en images, des temps pionniers avec Eugène Atget et Lucien Roy, en passant
par notre propre collection, reflet de 30 années d’engagement, jusqu’aux pratiques plus
contemporaines, nourries de cette histoire doublement centenaire !
Demandez le programme
La caravane permettra aux visiteur·ses de profiter d’une expérience unique, Grâce
au déploiement du projet « À l’origine du Cœur » porté par le Collectif Trigone.
Le dispositif permet de prendre une photographie à partir d’une pulsation du cœur
des participant·es.
Les publics sont invités à venir dans la chambre noire afin de
déclencher, grâce à un procédé de captation de l’intensité cardiaque, une photo avec leur cœur.
Une fois développés, les clichés sont numérisés puis imprimés pour être remis aux visiteur·ses.
Chaque tirage est unique et représente un battement à cet instant T de leur vie.
Ci dessous les clichés du "coeur" de Lucho et de son épouse, réalisés par Marianne, Anthony et Paulo,
lors de "l'émoi photographique"
à Angoulème en 2025

Boxing Queens explore l’émancipation de jeunes Tanzaniennes à travers la boxe. Delphine Blast suit une quin
zaine de boxeuses issues de quartiers populaires, engagées dans un parcours de professionnalisation.
Face aux préjugés et à la stigmatisation, la boxe devient pour elles un espace de confiance, d’affirmation et
de liberté.
Delphine Blast est une photographe documentaire et artiste visuelle française dont le travail, à la croisée
du documentaire, du social et de l’artistique, se distingue par un fort engagement de terrain. Son écriture
visuelle mêle photographie, mise en scène et interventions plastiques dans une approche à la fois sensible et
engagée. Elle défend une photographie de la relation qui cherche à valoriser les trajectoires souvent margi
nalisées et à susciter fierté et reconnaissance.


L’artiste plasticien Justin Palermo, touché par l’expérience du deuil, explore ce
qui demeure après l’absence.
Justin travaille à partir de souvenirs, objets du quotidien,
objets abîmés ou cassés pour leur offrir une seconde vie. Jouant avec la fragilité des éléments
glanés, il rapièce, transforme, poétise des récits familiers et anonymes. Ses créations
délicates et méticuleuses semblent aussi dérisoires que sources d’émerveillement. Elles
révèlent et magnifient l’invisible.
Il porte son attention sur ce qui demeure habituellement
inaperçu : les détails de l’architecture, les jeux de lumière, les textures, les traces du temps
ou même la poussière.
Entre oeuvres visibles et interventions disséminées au fil du bâtiment, il invite les visiteurs
à ralentir leurs regards et à se laisser surprendre.







Eugène Atget (1857-1927), Longtemps méconnu, est aujourd’hui considéré comme une figure majeure de l’histoire de la photographie.
Photographe autodidacte, il a consacré près de trente années à constituer une œuvre exceptionnelle aujourd’hui conservée
par les plus grandes institutions parisiennes, notamment la BnF et le musée Carnavalet.
Ses images de vieilles rues, cours et passages parisiens font de lui l’un des précurseurs de la photographie documentaire.
Méfiant envers la modernité, proche des milieux révolutionnaires parisiens jusqu’à la Première Guerre mondiale, Atget porte
son regard vers les marges de la capitale : terrains vagues, quartiers populaires, espaces encore délaissés comme
Montmartre ou la Butte aux Cailles, mais aussi vers celles et ceux que le progrès laisse de côté.
Ses photographies de
la Zone rendent hommage à ses habitants et aux chiffonniers, des femmes et des hommes qu’il admire pour leur indépendance et leur liberté


L’idée est que, tous les trois mois, des toiles urbaines rhabillent l’imposante façade en béton (à l’origine un blockhaus) de Trempolino.
Le projet baptisé le Mur Nantes (MUR = Modulable, Urbain et Réactif), est mis en oeuvre par le collectif
Plus de Couleurs à la demande de la ville de Nantes.
A travers ce projet, Plus de Couleurs souhaite proposer de l’art accessible à tous, créer la surprise et animer la ville tout en mettant en
lumière la diversité de l’art urbain actuel.
Pour cette 4e saison, la direction artistique, pilotée par l’équipe de Plus de Couleurs, reste la même. Mélange de style et de technique,
artistes confirmés ou émergents, valorisation des différents styles picturaux présents dans l’art urbain et enchaînement permettant une
forte cassure visuelle. C’est cette recette inchangée qui permet au projet et aux artistes de gagner en visibilité et d'être toujours
au plus près du public.
*les saisons #1 et #2 ont grues été illustrées par « #1 : ROUGE", #2 : SELAH", "#3 :SHANE ", "#4 : BIMS ","#5 : ZEKLO", "#6 : LesGens".
*La 3e saison du projet Le Mur Nantes a été marquée par la présence d’artistes venus de toute part pour proposer des oeuvres uniques et percutantes :
"#7 : ALFE"(Marseille), "#8 Matthieu Pommier" (Bordeaux),"#10 : Soem"(Nantes), "#11 : Iota" (Bruxelles).
*La 4ème saison a débuté par le mur de N.o.Madski également connu sous le nom de Nomad qui a signé l'oeuvre ephémère #12, BOUDA lui
a succédé pour signer #13.
La réalisation de la troisième fresque de la cette saison (#14), a été confiée à "OBISK ".
L'oeuvre #15 (4ème de cette 4èmesaison, est le fruit du travail de BULEA
Liviu Bulea est un artiste roumain né en 1989. Il a étudié à l'Université des arts et du design de Cluj, où il a mené, pour sa licence et
sa maîtrise, une recherche artistique sur le corps malade, en se concentrant sur les souvenirs des espaces et des objets des services
d'oncologie des hôpitaux.
Son domaine de recherche s'étend de la mémoire urbaine à son implication dans la communauté queer. Il est collectionneur et recueille des
histoires, des souvenirs des lieux et des personnes qui l'entourent. Il peut être considéré comme "un artiste d'installation à pratique sociale".
Liviu Bulea récupère des fragments de matériaux apparemment inutiles provenant de contextes précis : un mur de l'hôpital où il a été traité
pour un cancer, le trottoir de la ville où il a grandi et des morceaux de béton d'un centre commercial construit dans sa communauté.
Il a notamment exposé ses œuvres au Urban Nation Museum de Berlin, à l'Institut culturel roumain de Berlin, à l'Institut culturel français de Cluj,
au Musée national d'art de Cluj, au Musée d'art contemporain de Bucarest, au Mumok de Vienne, à Parallel Vienna, à la Biennale de Bucarest, etc.
Il a également été accueilli en tant qu'artiste résident par Kultur Kontakt, Vienne, Styria Art in Residency, Graz, Urban Nation, Berlin, etc.
Le point de départ de cette nouvelle fresque est un selfie pris lors d’une soirée à Londres. Si la photographie d’origine a figé de manière précise
cet instant, la mémoire de l’artiste n’en conserve qu’un vague souvenir. Pour traduire ce flou, Bulea utilise le noir et blanc et fait disparaître
certains détails comme les yeux. Il crée alors une image intemporelle et nostalgique car ce plongeon dans le passé a ravivé d’autres souvenirs.
D’associations d’idées en associations d’idées une nouvelle image se crée.
Ainsi autour des personnages principaux évoluent plusieurs fragments.
À gauche de la composition, l’artiste représente les buildings de Hong- Kong et les toits de Séoul, vus à travers les fenêtres d’un wagon.
Ce paysage urbain nocturne est observé par deux silhouettes noires, peut-être deux graffeurs qui contemplent leur terrain de jeu.
Au centre, les flashs blancs et bleutés des soirées dans les clubs nantais illuminent les deux amis et guident le regard du spectateur vers une
gare sous la neige. Ce lieu incontournable pour les voyageurs est aussi associé à l’art urbain. Par touche, l’artiste vient alors rappeler
sa pratique du graffiti. Comme un dernier clin d’œil, il peint l’accessoire indispensable des road trips : un sac rempli de bombes aérosols.
Avec cette œuvre, Bulea nous emmène à la fois dans ses souvenirs mais aussi dans son univers artistique. Grâce à la couleur et à la fenêtre
du wagon visible en haut , il unit ce pêle-mêle pour former une seule image hors du temps. Pour appuyer cette idée de moment indéfini,
il ajoute une série de chiffres et de lettres rouge en bas à gauche qui contrairement aux photographies numériques n’indiquent
aucune date précise.

