... On va suivre ... la 9 ème édition !!!

comment parcourir cette page ?

Elle est le reflet du parcours .... Chaque étape est illustrée par une miniature représentant , au mieux, le centre d'intérêt.
lors de sa découverte du parcours , Lucho "filme" et photographie... Les vidéos sont intégrées dans le texte ainsi que les photos .

Nota :


Certains n'auront pas envie de poursuivre la découverte du VAN sur mon site ou voudront parcourir, en avant première, le guide officiel du voyage.
Pour eux j'ai télécharger ce document...

le parcours en ville
ne sont notées ici que les nouveautés 2020 que Lucho va découvrir.
(les repères apparaissent en rouge sur la carte et dans mon texte...)


itinéraire van 2020




Repère 1 : Jardin des Plantes
"FILILI VERIDI"
Jean JULIEN

Dans les pas de Claude Ponti, Pedro et Johann Le Guillerm, Jean Jullien investit à son tour le Jardin des Plantes pour cette saison d’été 2020. Loin d’en être à son premier coup de pinceau à Nantes, l’artiste va exposer dans un jardin des installations monumentales, représentant des personnages et autres oeuvres fantaisistes et amusantes, spécialement imaginées pour le Jardin des Plantes de Nantes.
Les visiteurs pourront notamment découvrir « le baigneur », une créature de 8m, prenant un bain au milieu du grand bassin du Jardin, tout en crachant de l'eau, et bien d’autres créations au détour des allées, pelouses, massifs fleuris, arbres et plans d’eau.
Originaire de Nantes, Jean Jullien est aujourd’hui un artiste incontournable de la scène graphique internationale : Le New York Times, le Centre Pompidou, Nike, The Guardian, Waterstone’s et Yale University comptent parmi ses nombreux clients prestigieux.
Inspiré par la pop culture de son enfance et actuelle, l’artiste décline un univers sensible et lunaire au travers d’expositions, livres, campagnes de communication dans le cadre de commandes issues du monde entier.

Repère 10 : Place Royale
"FONTAINE"
Elsa SAHAL

Formée à l’École des Beaux-Arts de Paris, Elsa Sahal pratique depuis le début des années 2000 la sculpture et travaille le plus souvent la céramique. Elle modèle des volumes qui font fréquemment référence à des parties du corps humain et les agrège dans des sculptures recomposées empreintes de sensualité, d’humour et de générosité.
Fontaine est un « monument jardinier » en grès émaillé rose. Colosse de 3 mètres, cette figure prend place dans les bassins de la fontaine Place Royale comme un hommage aux figures de la féminité triomphante qui ornent cet ensemble sculptural du 19ème siècle. Chargée d’éponges, de coraux, d’oursins et de coquillages – dans la droite ligne de l’œuvre du céramiste du 16ème siècle, Bernard Palissy - deux jambes de terre émergent comme sorties des eaux.
Installée pendant la FIAC 2012 dans le bassin vivier nord du Jardin des Tuileries, face au Louvre, Fontaine a depuis été exposée à l’Hôtel-Dieu à Toulouse et à la Maison Rouge à Paris. « C’est une figure pissante, dont le titre est un pied de nez à l’urinoir de Marcel Duchamp. (….) Dans le flux continu du jet d’urine, il y avait l’idée que les petites filles aussi peuvent pisser dru, loin, et continûment. Et que cela, de façon ironique, peut se produire dans l’espace public où seules les urines masculines sont admises ! Il y avait un caractère manifeste dans cette sculpture, qui est peut-être la plus narrative, la plus bavarde et la plus féministe que j’ai pu faire. La figure pissante est un motif résolument masculin dans l’histoire de l’art, que beaucoup d’artistes femmes ont détourné depuis les années 1970. »

Repère 14 : Place Graslin
"RIDEAU"
Stéphane THIDET

Stéphane Thidet crée des installations oniriques à partir de gestes souvent simples et d’éléments prélevés dans le monde qui l’entoure, notamment des éléments naturels : l’eau, le feu, la pluie, la glace, les animaux. Par la force de l’image qu’elles dégagent, ses installations embarquent le visiteur dans un univers fictionnel poétique qui fait basculer le lieu investi dans une narration rêvée. Utilisant la brusquerie des forces élémentaires, telle que la puissance de l’eau, l’aridité des matières, la ténacité des plantes, l’œuvre de Stéphane Thidet est empreinte de la force sauvage de la nature, mais également en proie à ses fragilités et fêlures.
Pour le théâtre Graslin à Nantes, Stéphane Thidet imagine Rideau, une immense chute d’eau recouvrant la façade du monument. Comme surgissant d’une corniche au-dessus de la colonnade, la cascade, dans un déluge incessant et bruyant, vient frapper dans sa chute les marches du théâtre pour venir ruisseler dans un immense bassin conçu comme une extension potentielle du monument datant de la fin du XVIIIe siècle. Ce gigantesque rideau d’eau, métaphore de l’accessoire théâtral qui masque l’artefact et dévoile le spectacle, renvoie autant à l’activité créatrice à l’intérieur du théâtre qu’au plan d’ensemble de la place, dessiné à l’époque par l’architecte Mathurin Crucy. Celui-ci révélait une volonté de mise en scène : le théâtre domine une place en hémicycle dont les façades identiques forment les premières loges d’un véritable « théâtre urbain ». En utilisant la force physique de l’eau à l’échelle de la ville, Stéphane Thidet fait vrombir le monument alors qu’il plonge le visiteur dans un état de contemplation ambivalente entre le rêve et l’inquiétude d’une force sauvage dont la domestication est vouée à l’échec. Par cet élément naturel et brut qui, au fil des millénaires, transforme les reliefs naturels au gré de son écoulement, Rideau révèle une architecture remarquable façonnée par l’homme autant qu’il provoque le désir d’y pénétrer pour découvrir ce qu’elle enferme.

retour à "la Gazette du Quai n°32